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Le Centre d'essai et de lancement de missiles (CELM), ex-Gerbam, situé sur le cordon dunaire de Gâvres (Morbihan), est sur la sellette. : Marc OllivierFINISTÈRE. La nouvelle carte militaire ne devrait pas avoir d'effet majeur dans le Finistère où, en 2006, la Marine employait 16 500 personnes. Aucune implantation majeure n'est menacée. Brest conserve ses navires de surface, la presqu'île de Crozon ses sous-marins nucléaires lanceurs d'engins, ses hélicoptères et son École navale, Landivisiau ses avions Rafale et Super-Étendard.
Pour Brest, l'inquiétude du moment concerne un centre d'expertise en matière de guerre des mines, le Groupe d'études sous-marines de l'Atlantique (Gesma). 105 personnes y travaillent. La majeure partie des activités du Gesma serait transférée à Toulon. En revanche, Brest bénéficiera de la réouverture, en septembre 2009, de l'École des mousses, fermée en 1988.
Pour rationaliser l'entretien, le projet existe de regrouper l'ensemble des forces sous-marines à Brest, à partir de l'entrée en service des nouveaux sous-marins Barracuda en 2017. Il signifierait le départ de Toulon d'un millier de sous-mariniers.
Le maire UMP de Toulon, Hubert Falco, n'y est évidemment pas favorable. Le maire socialiste de Brest, François Cuillandre, si. François Fillon ne tranchera sans doute pas aujourd'hui cette question importante pour le futur de la Marine dans la pointe Bretagne.
MORBIHAN. Premier sur la sellette des restructurations : le Centre d'essai et de lancement de missiles (CELM), ex-Gerbam, situé sur le cordon dunaire de Gâvres. En jeu : 80 emplois, dont le pays de Lorient s'apprête à faire le deuil. Les activités seraient regroupées à Bourges (Cher) et Biscarosse (Landes). Les 1 600 hectares seraient récupérés par la Marine nationale comme terrain d'entraînement des fusiliers marins commandos, Fusco. Ceux-ci et leur école ne seront pas touchés par la nouvelle carte militaire, pas plus que ne devrait l'être la base aéronavale de Lann-Bihoué, à Lorient.
En revanche, le centre de formation de l'arsenal de Lorient (12 emplois) devrait fermer. Le chantier naval DCNS et ses sous-traitants, étroitement liés aux commandes de l'État, souffriront de la réduction des programmes de la Marine.
Vannes devrait garder son 3e Régiment d'infanterie de Marine (Rima), même si le régiment perd la compagnie anti-chars, « mise en sommeil ». Les 120 personnes employées seront ventilées dans les autres compagnies, notamment la CEA (Compagnie d'éclairage et d'appui). Il y a de fortes probabilités que l'École du commissariat de l'armée de terre glane des militaires et des stagiaires à Saint-Cyr-Coëtquidan. Le chiffre n'a pas été révélé.
lLLE-ET-VILAINE. Dans la garnison de Rennes, impossible de parier sur la redistribution des cartes au sein de l'état-major, des directions des armes et de services. En revanche, le Centre territorial d'administration et de comptabilité (226 personnes) disparaîtra en 2010. La direction interdépartementale des anciens combattants (Diac) est menacée. Elle emploie 41 personnes, le service de restauration, 357.
À Bruz, la 12e BSMat, c'est 188 personnes. On la dit condamnée. Quant au 2e Rmat, il est éclaté à Bruz (380 de ses 590 militaires, 160 de ses 440 civils) Vannes, Coëtquidan, Angers et Salbris, dans le centre de la France.
CÔTES-D'ARMOR. Aucune conséquence n'est attendue concernant la carte militaire dans le département.