Football : Lorientais et Havrais se quittent dos-à-dos
Namouchi a eu beau essayé, Lorient n'est pas parvenu à l'emporter face au Havre : Pascal Le Coz
Amical. FC Lorient (L1) - Le Havre (L1) : 1-1. Sous une chaleur écrasante, les deux formations n'ont pu se départager
Sous le chaud soleil du Clos-Gastel, ce sont d'abord les Havrais qui se montraient dominateurs lors des premières minutes. Mais, c'est Kevin Gameiro qui se créait la première opportunité de la rencontre, profitant d'une passe en retrait mal assurée en direction de Revault. L'ancien Rennais sortait à-propos dans les pieds de l'ex-Strasbourgeois (10'). Par la suite, le HAC faisait passer coup sur coup deux frissons dans l'arrière-garde morbihannaise. Noro tutoyait le montant gauche d'Audard (30'), avant que Marchal ne sauve sur la ligne un tir de Fauré (32').
Lorient parvenait malgré tout à réagir, sous l'impulsion de Le Pen. Le gaucher breton délivrait une passe décisive en faveur de Ciani. La tête décroisée du défenseur central, monté sur le dernier corner de la première période, laissait Revault pantois (1-0, 41'). À défaut d'être totalement mérité, cet avantage permettait aux hommes de Christian Gourcuff de virer en tête à la pause.
Au retour des vestiaires, les Tangos semblaient en mesure de faire le break d'entrée de jeu. Mais Gameiro, trop collectif, effectuait le mauvais choix suite à un bel échange avec Fabien Robert (51'). Le sang neuf injecté par chaque entraîneur allait en fait profiter aux Normands. Sur un coup-franc très bien tiré de la part du spécialiste Noro, le néo-Havrais Dieuze catapultait le ballon au fond des filets adverses (1-1, 59').
Une égalisation qui donnait des ailes aux joueurs de Jean-Marc Nobilo, tout proches de doubler la mise par l'intermédiaire de Fauré (63'). Les débats baissaient alors d'intensité à l'approche du dernier quart d'heure, et ni les escarmouches d'Alassane côté «visiteur», ni celles du Congolais Moukila côté lorientais, ne modifiaient le tableau d'affichage.
À l'instar des précédents matches de son équipe, Christian Gourcuff avait un sentiment mitigé à l'issue du coup de sifflet final. « Dans l'organisation, c'était assez cohérent. Par rapport à ce que j'avais demandé, on a retrouvé une certaine assise défensive. Maintenant, au niveau du rythme, on est encore loin du compte. Il y a encore beaucoup de déchets techniques. On manque encore de fraîcheur physique et de puissance. Il va falloir que cela revienne car nous sommes tout de même à un peu plus de deux semaines de la reprise du championnat. On reste donc lucide, on sait que ce n'est pas satisfaisant, tout en sachant que la chaleur a également pesé sur les organismes. » Un discours que les supporters lorientais espèrent ne pas réentendre lors du prochain match amical prévu dimanche à Carnac, face au Bordeaux d'un certain Yohan Gourcuff.
Jeremy GOUJON.
FC LORIENT (L1) - LE HAVRE (L1) : 1-1 (1-0).
Arbitre : M. Jaffredo. 1 000 spectateurs.
BUTS. Lorient : Ciani (41'). Le Havre : Dieuze (59').
LORIENT : Audard (Cappone 68') - Jallet, Marchal (cap.), Ciani (Boutruche 68'), Soro - Namouchi (Marin 68'), Ewolo (Mansouri 46'), Abriel (Amalfitano 46'), Le Pen (Jouffre 46') - Gameiro (Moukila 68'), Saïfi (F. Robert 45'). Entraîneur : Christian Gourcuff.
LE HAVRE : Revault (Vanhamel 65') - Hénin (Baca 70'), Nestor (Lô Sambou 70'), Gillet (cap., Ba 70'), Tixier (Norbert 46') - Aït Ben Idir (Fofana 79'), Fettouhi (Dieuze 46'), Youssouf (Nabouhane, 70'), Davidas (Alla 61'), Noro (Lesage 61') - Fauré (Alassane 65'). Entraîneur : Jean-Marc Nobilo.
Rafik Saïfi blessé. Sorti juste avant la mi-temps, l'attaquant algérien souffre d'une pointe au quadriceps.
Concernant l'apparition de Lys Moukila (ex-Cherbourg), à l'essai depuis mardi, Christian Gourcuff a apprécié «sa mobilité, même s'il ne s'est pas montré décisif». Le Congolais devrait rester quelques jours à Lorient.
Andrew Jacobson à l'essai à Istres. En manque de temps de jeu, le milieu de terrain américain de 22 ans, arrivé à Lorient lors du dernier mercato d'hiver, effectue depuis hier un stage au sein du club de National. «Il y a trop de concurrence chez nous pour qu'il puisse s'épanouir», a expliqué Christian Gourcuff.
Ouest-France