Le plan social chez Dandy
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Toute la cérémonie est orchestrée selon des rituels bien ancrés depuis le XIXe siècle. Ici, les élèves de l'école militaire interarmes. : Photos Maxime LetertreLa fanfare des saint-cyriens arrive au pas et ouvre la célébration traditionnelle. Puis les yeux des spectateurs sont interpellés par l'arrivée grandiose de quelques centaines de saint-cyriens parés de leurs beaux uniformes, et de leurs si originaux casques à plumes blanches et rouges, les fameux casoars.
Vient aussi le quatrième bataillon, cher à Jean-Marie Bockel, secrétaire d'État à la défense et aux anciens combattants, qui préside la cérémonie. Lui-même est colonel de réserve et a fait partie de ce bataillon il y a trente-trois ans.
Silence parmi les spectateurs
C'est alors au tour des élèves de l'école militaire interarmes, qui se différencient notamment avec leurs cols bleu clair assortis au képi. Les élèves de l'école militaire du corps administratif et technique sont aussi de la fête avec leur képi bleu.
« La Marseillaise » est entonnée par les militaires alors réunis et le drapeau français levé, selon la tradition. Le silence se fait dans les rangs des spectateurs, chez qui l'émotion grandit. La solennité de la cérémonie est telle qu'un frisson parcourt l'assistance.
Les personnalités politiques et militaires passent alors en revue les troupes. Aux côtés de Jean-Marie Bockel, les chefs d'état-major, le préfet du Morbihan, le député Loïc Bouvard, le sénateur Josselin de Rohan et le maire de Guer, Jean-Luc Bléher.
Baptême des élèves
Toujours dans une ambiance de respect et de silence, les galons d'officier sont alors remis aux élèves concernés. Puis chaque nouvelle promotion de chacune des formations est baptisée. La première année de la formation interarmes d'abord. Levée de sabre pour les élèves auxquels sera attaché le nom du général Le Ray, résistant dans le Vercors, alpiniste et « grand humaniste », selon Michel Destot, maire de Grenoble présent à la cérémonie pour honorer cette promotion particulièrement. Un chant des élèves est entonné en l'honneur de leur parrain. La solennité est encore rappelée.
Le même rituel est observé par la nouvelle promotion saint-cyrienne qui a choisi pour parrain, le lieutenant Jean de Loisy. Il a notamment libéré Mulhouse pendant la seconde Guerre mondiale. La ville de Jean-Marie Bockel est à l'honneur.
Un défilé des troupes au son de la fanfare termine la célébration. Elle est close par un feu d'artifice, qui marque surtout l'ouverture du bal.
Anne BOCANDÉ.