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Dominique Dendrael, conservatrice du Musée eucharistique du Hiéron, à Paray-le-Monial, ici, en compagnie de Madeleine Blondel, conservatrice du musée d'Art sacré et de la vie bourguignonne de Dijon, Dominique Le Brigand, modérateur, et Guy Lathuraz, de l'abbaye de Sylvanès. L'aventure du centre de musique sacrée a débuté en 1999, sous la houlette de Bruno Belliot, qui en est toujours directeur, et de quelques amis, dont Simon Cnockaert, aujourd'hui à la tête de la maîtrise de Notre-Dame de Paris. Le centre enseigne cette saison à 500 élèves ; ils étaient 19 il y a dix ans. Le centre s'est affirmé sur la scène culturelle par la qualité, la rigueur de sa démarche comme son écoute de la musique bretonne.
École de pays, qui privilégie le recrutement rural de ses élèves, le centre a innové en créant une école d'orgue itinérante avec 120 élèves. Cette formule permet de préserver en les utilisant dix orgues dispersés dans le Morbihan.
Portée par ce dynamisme l'équipe du centre voit aujourd'hui plus loin. Jean-Michel Kervadec, son président, explique : « Les intervenants au colloque, comme les conservatrices des musées de Dijon et de Paray-le-Monial, nous aident à penser des pistes pour aller au-delà, pour ouvrir le centre de musique plus largement à l'art sacré. » Jean-Michel Kervadec pense à la riche bibliothèque bretonne de Sainte-Anne d'Auray, à l'art religieux stocké dans les entrailles du sanctuaire. Lequel dispose de bâtiments aujourd'hui sous-employés. Ils pourraient ainsi accueillir des collections. Un cloître est déjà utilisé comme lieu d'exposition temporaire par le conseil général.
Interpellée pendant le colloque, Annick Guillou-Moinard, vice-présidente du conseil général en charge de la culture, a insisté sur la durée, « le projet ne pourra pas aboutir avant 4 à 5 ans », et la prudence, « un travail d'inventaire, de chiffrage » est indispensable avant de se lancer. Confiant Jean-Michel Kervadec conclut : « Bien sûr il nous faudra du temps mais nous avons ces 800 000 visiteurs pèlerins ou simples touristes qui passent chaque année à Sainte-Anne d'Auray. »