Au Tavistock, la tristesse se lit sur les visages. Là, les amis et proches de Stéphanie Ropers évoquent leurs souvenirs et supportent ensemble la douleur. Et essayent de faire leur
« deuil, en espérant que l'on trouve les responsables ». Stéphanie était une pontivienne de naissance et de coeur. Elle y a fait ses études au collège Romain-Rolland et au lycée hôtelier Saint-Ivy, où elle a obtenu son CAP puis son BEP. Quelques expériences comme saisonnière à Montpellier, en Savoie et à Fréjus avant de décrocher son emploi au Tavistock, il y a deux ans.
« Elle avait le coeur sur la main et respirait la joie de vivre, malgré les galères. » Une jeune fille
« responsable, droite et stable » qui aimait la musique et à découvert la moto au contact de son petit ami.
« C'était aussi une excellente danseuse. » Travailleuse et passionnée par son métier,
« elle avait l'intention de monter sa boutique dans quelques années. » Les marques de sympathie affluent au Tavistock, sous forme de fleurs ou de témoignage. Un maigre réconfort pour
« la perte d'une fille géniale ».Le plus dur aujourd'hui pour ses amis, c'est le manque d'informations. « On ne sait pas quand auront lieu les obsèques mais on veut lui rendre hommage. » Hier le corps de Stéphanie Ropers était de retour à Pontivy.