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Nicolas Lunven et Jeanne Grégoire sont arrivés cinquièmes à Saint-Barth. : AFP« D'habitude, je partais avec des fichiers météos et le déroulé de la course en poche. Là, tu ne savais jamais à quelle sauce tu allais être mangé. » De l'avis général, la météo fut tordue, la stratégie incertaine. Et le duo, passé à Madère parmi les premiers, appartenait au peloton des « Nordistes » piégés par un anticyclone. Banque Populaire fut le premier à tenter la fuite vers le sud.
Le bon choix qui lui a permis de finir plus qu'honorablement à Saint-Barth après 23 jours 3 h 16'18'' de mer. « C'est marrant, je n'arrive pas à savoir si le temps m'a pesé en mer. À Madère, j'ai réalisé qu'il y avait encore deux semaines au minimum, aujourd'hui, j'ai l'impression d'être parti il y a trois jours. En fait, je n'ai pas vu défiler les journées. »
Après Samantha Davies et Gérald Véniard, Jeanne Grégoire a du coup largement eu la possibilité de constater qu'elle avait une nouvelle fois embarqué un équipier de premier choix : « Il a été nickel. Un vrai bonheur. »
Éric HORRENBERGER.
Franck Le Gal (8e, Lenze) : « Nous avons été lucides aux moments clés. Dans ces moments-là il y avait une certaine tension mais qui fut bien géré. Chacun apportait sa réflexion, ensuite il fallait assurer en allant au bout de ses convictions. Ceux qui sont sur le podium étaient très attardés à Madère, ils se sont dit banco et c'est passé. »
Erwan Le Roux (Lenze) : « En double, on gagne et on perd à deux. Le tandem doit être cohérent en terme météo et de complémentarité. Après Madère, les dix premiers étaient obligés d'aller dans le nord avec une issue incertaine, il a fallu ensuite trouver une porte de sortie. »
Corentin Douguet (9e, Suzuki automobiles) : « C'était long avec une vraie frustration car dans cette régate à l'échelle océanique nous n'avions pas des bateaux qui nous permettaient de jouer avec les systèmes météos. Heureusement que j'étais avec Thierry (Chabagny) car sinon le temps aurait paru encore plus long. »
Aymeric Belloir (11e, Sablières Palvadeau) : « On finit avec un petit goût amer dans la bouche. L'objectif était d'accrocher le top 10 et on y a cru jusqu'au bout. On croise encore devant Axa Atout coeur pour Aides à l'approche de l'arrivée mais ils nous ont grillés la politesse, on peut leur dire bravo. Après sept transats en convoyage c'était ma première en course. Je ne m'attendais à rien de particulier, sinon à devoir rester plus longtemps que prévu en mer. C'est pourquoi nous avions prévu large et nous n'avons manqué de rien »
Pierre Dombre (Sablières Palavdeau) : « Peu avant l'arrivée, ma femme m'avait envoyé un mail en me disant qu'elle espérait que j'étais calé en match-racing... Ils ont coupé le fromage et ils sont passés devant. »