Des caméras de vidéo-protection envisagées
Le groupe de travail sur la sécurité a présenté ses conclusions, mercredi soir, au conseil municipal.Il propose d'expérimenter la mise en place de caméras de vidéo protection dans la ville.
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Le sujet est forcément sensible. Il suffisait d'entendre le premier adjoint, Henri le Dorze, prendre des pincettes pour présenter les conclusions du groupe de travail sur la sécurité. « Il s'agit de propositions que le groupe de travail a étudié à la virgule près ! Il ne s'agit que de propositions soumises à réflexion et non pas de conclusions définitives ».
Une expérimentation sur une durée limitée
Quelles sont ces conclusions si sensibles ? L'éventuelle pose de caméras dans certaines rues de Pontivy. Plus précisément : « La mise en oeuvre de la vidéo-protection, pour préserver la sécurité des personnes et des biens ».
Sur la base d'un travail mené depuis le mois de décembre 2008, en concertation avec les services de gendarmerie et la sous-préfecture, le groupe propose une expérimentation de la vidéo-protection, pendant une durée limitée de deux à trois ans, sur une zone géographique limitée et en concertation avec les riverains concernés.
Le 16 juin dernier, la 4e réunion du groupe a pris en compte les préconisations fournies par le référent sécurité de la gendarmerie au niveau départemental : outre la prévention et des aménagements urbains, la pose de caméras.
Le rapport précise que les enregistrements « ne peuvent être consultés qu'en cas de dépôts de plainte ou de délit constaté et sont détruits dans un laps de temps limité à moins d'un mois. »
Un référendum proposé
Mercredi soir, les élus n'ont pas débattu de la question. Ce débat se tiendra lors du prochain conseil municipal le 22 septembre.
Cependant, Marie-Madeleine Doré-Lucas, élue communiste et membre du groupe de travail est intervenue, pour demander la tenue d'un référendum sur le sujet : « L'efficacité des caméras n'est toujours pas prouvée à ce jour et ne remplacera jamais les moyens humains. Aussi, avant toute installation de caméras ne serait-il pas opportun de consulter la population par référendum ? »
Au nom de l'opposition Gérard Derrien a, quant à lui, exprimé sa satisfaction : « Cette période test permettra de faire un choix ultérieur beaucoup plus objectif, basé sur le vécu des habitants et les résultats obtenus. »
Si cette expérimentation est approuvée par le conseil, un comité de pilotage devra être mis en place, « chargé d'élaborer une charte éthique et de veiller à son application »
Isabelle JARJAILLE.
Ouest-France
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